Digitalisation : par où commencer ?

Les entreprises, qu’il s’agisse de TPE, de PME ou de groupes, sont sommées d’entrer dans l’ère du numérique et de la digitalisation. La France est en retard, le branle-bas de combat est activé ! Même le Sénat a émis ses recommandations en la matière dans la foulée de nombre d’initiatives de structures publiques (Bpifrance, CCI, établissements publics territoriaux…) comme privées.

Les dirigeants sont-ils en retard ou simplement perdus face au marasme de cette nouvelle ère qui semble n’épargner aucun domaine, aucun secteur ? Se digitaliser est-il une obligation sous peine de mort prématurée?

La question du caractère obligatoire ou nécessaire de la digitalisation ne se pose pas réellement dans ces termes. Chaque acteur, chaque secteur, chaque modèle ne répond pas aux mêmes exigences de marché et aux mêmes tensions. Ils ‘agit donc d’être plus à l’affût des tendances de son environnement plutôt que d’écouter la cacophonie des sirènes culpabilisantes et alarmantes.

Il s’agit donc avant tout de savoir en quoi la digitalisation est un moyen pour arriver à vos fins. En effet, la digitalisation n’est pas une fin en soi.

A en croire une étude de Bpifrance Le Lab (2017 et qui se confirme semble-t-il en 2019),  87 % des dirigeants de PME ou ETI ne font pas de la digitalisation une priorité stratégique pour leur entreprise. Et parmi ceux qui ont une vision de leur transformation digitale, ils sont encore 63 % à ne pas avoir établi de feuille de route parfaitement claire pour la mener à bien. Sans objectifs et moyens clairement définis, la transformation digitale échouera. Selon cette même étude, les dirigeants sont freinés par la complexité du sujet en premier lieu, puis par le manque de compétences en interne. Les finances n’arrivent qu’en 3ème position.

La complexité se comprend très bien. Chaque prestataire ou partenaire que rencontre le dirigeant lui démontre la nécessité de se moderniser, de « digitaliser » son entreprise, mais tous avanceront un point particulier, biaisé :

  • Les commerciaux parleront volontiers de digitaliser la communication, le marketing, la relation client (en mettant en place un outil de management de la relation client (CRM), des bases de données en ligne…),
  • Les comptables insisteront sur la nécessité de digitaliser la gestion administrative,
  • Les fournisseurs ou clients demanderont peut être que le processus d’achat soit digitalisé,
  • La production demandera des moyens technologiques plus performants et là, le casse-tête du choix n’est que le début de la démarche…

La liste est loin d’être exhaustive, surtout si on ajoute à tout ceci les terminologies qui pullulent dès qu’on s’intéresse un peu de près à ces questions (le cloud, les objets connectés, la blockchain, l’intelligence artificielle, les algorithmes, l’impression 3D, réalité virtuelle, réalité augmentée…). Quand jusqu’ici, vous vous débrouilliez convenablement avec votre suite bureautique, il est difficile de trouver le bout de l’écheveau et de mesurer l’intérêt d’intégrer de nouveaux outils (et lesquels?).

Ce sentiment d’être « largué » est naturel tant le sujet est encore l’affaire de spécialistes qui travaillent en silos, sur un domaine et des applications spécifiques. Tous ces partenaires ou prestataires raisonnent souvent davantage “outils” que “finalité stratégique” et “retour sur investissement”.

Alors par où commencer ?

Il est nécessaire en premier lieu de mettre à plat ce vers quoi veut se développer l’entreprise à moyen et long terme. Quelle est sa force sur son marché ? Cette distinction est-t-elle pérenne ou menacée ? Si vous n’identifiez pas de caractère spécifique, est-il possible d’en développer un?

L’entreprise doit donc formuler son positionnement d’aujourd’hui, mais aussi comment il sera amené à évoluer demain. Nos clients seront-ils les mêmes ? Est-ce que nous leur proposeront les mêmes produits et services ? Est-ce que nous répondons de façon satisfaisante et pérenne à leurs besoins ? Devons-nous nous allier pour anticiper et nous adapter aux évolutions du marché ? Devons-nous repenser notre offre, notre organisation, notre façon de faire ?

Les sujets sont multiples. Une réflexion s’impose donc autour d’une vision claire des ambitions stratégiques de l’entreprise. Ce sont elles qui orienteront vos priorités. La réflexion « outils » n’intervient qu’à la fin de la réflexion, lorsque vous en êtes à identifier les moyens pour réaliser vos ambitions, et ce en accord avec l’existant, particulièrement la culture et l’organisation de votre entreprise.

Comme il est difficile d’avoir suffisamment de recul sur son quotidien, il est recommandé de se faire accompagner sur cette réflexion et sur l’établissement de votre feuille de route. Vous pourrez ainsi définir posément les étapes de votre développement et de votre transformation, qui sont adaptées à votre entreprise et vos ambitions. Cet investissement structurant vous permettra d’avancer d’un pas plus assuré dans cet univers et injectera du sens dans votre démarche. Ceci facilitera la mise en œuvre et la réussite des outils ou technologies que vous aurez choisis d’intégrer pour optimiser la gestion de vos affaires, et mieux, développer votre activité.

Pour un accompagnement optimal, il convient de miser sur une équipe généraliste et disposant d’une vision stratégique globale de l’entreprise. Vous éviterez alors l’écueil des biais des spécialistes qui vous orienteront sur le terrain qu’ils connaissent le mieux, sans intégrer nécessairement des besoins plus urgents sur d’autres sphères de votre organisation, ou des opportunités de réaliser des premiers projets dot vous pourrez rapidement mesurer le retour sur investissement.

 

REPENSER ET AMÉLIORER L’EFFICACITÉ DE VOTRE COMMUNICATION INTERNE

Nous passons une grande partie de notre vie au travail. Alors autant que ce soit dans un environnement agréable, favorisant l’épanouissement professionnel (et donc personnel). La prise en compte du capital humain est essentielle afin de fidéliser ses collaborateurs. Motiver. Fédérer. Impliquer. Faire adhérer. les objectifs de la communication interne sont nombreux et constituent un facteur clé de réussite pour les entreprises. A l’ère du digital, les outils de communication interne ont évolué. Les entreprises se modernisent et peuvent, désormais, offrir une communication interne dynamique répondant aux attentes de leurs collaborateurs. Intranet, vidéo, web-série, affichage digital, webinars, réseau social d’entreprise… Autant de possibilités pour favoriser les échanges et créer des synergies entre les collaborateurs.

En tant que spécialiste de l’affichage dynamique, nous allons faire un focus sur cet outil. Il représente une véritable opportunité pour communiquer autrement, aussi bien auprès de vos collaborateurs que de vos visiteurs. Il peut également vous aider à atteindre l’ensemble de vos objectifs en matière de communication interne. L’affichage dynamique offre une alternative moderne, propre et minimaliste aux panneaux d’affichage traditionnels et aux affiches imprimées. C’est la solution idéale pour remplacer l’affichage traditionnel, devenu aujourd’hui obsolète et inefficace.

UNE COMMUNICATION INTERACTIVE GRÂCE À UN AFFICHAGE DIGITAL

La variété des supports et des contenus offerte par l’affichage dynamique permet de moderniser la communication interne et la rendre plus attractive afin de susciter la curiosité et l’intérêt de vos collaborateurs.

Dynamiser la communication interne

Le risque avec l’affichage papier est que vos collaborateurs soient tellement habitués à voir vos affiches, qu’ils ne voient plus le message. Le papier manque d’attractivité pour capter l’attention, éveiller la curiosité et intéresser le personnel. Placés à des endroits stratégiques, les écrans permettent de varier l’information : photos, vidéos, diaporamas, etc. Alterner les formats de communication permet d’attirer le regard. Cela confère une image dynamique et attractive à vos messages.

L’affichage digital génère 10 fois plus de contacts visuels, ainsi, votre communication sera plus visible et plus facilement mémorisée de la part de vos collaborateurs. En effet, le taux de mémorisation est de 52% pour un message diffusé sur des écrans (contre 10% pour l’affichage papier).

Améliorer l’engagement et l’implication des collaborateurs

L’engagement et l’implication des collaborateurs passent notamment par la reconnaissance. Pour s’investir, vos employés ont besoin de se sentir utiles, d’être récompensés, félicités et pris en considération. Beaucoup viennent travailler sans réelle motivation, sans se sentir intégré.e ou impliqué.e dans et par leur entreprise. Et il suffit de peu pour y remédier !

L’affichage dynamique permet d’être réactif et d’afficher en temps réel les efforts de vos équipes. Lancez des nouveaux challenges et récompensez vos collaborateurs dès que l’occasion se présente. Il existe de nombreux moyens de récompenser et mettre en avant vos employés : atteinte des objectifs, gain d’un appel d’offre, promotions, ancienneté, etc. Toute récompense est source d’engagement et d’implication.

L'affichage dynamique et la communication interne

 

COMMUNIQUER DIFFÉREMMENT AUPRÈS DES VISITEURS

Séduire les visiteurs externes, clients, sous-traitants, ou toute autre partie prenante, durant leur visite dans votre établissement est aussi un enjeu pour toutes les entreprises. Qui n’a jamais eu envie de recevoir des compliments sur ses locaux, le mobilier choisi ou encore l’environnement de travail ? Qui n’a jamais voulu créer un effet « waouh » ? L’affichage dynamique vous donne la possibilité de vous différencier et d’apporter une expérience qui épatera vos visiteurs.

Un contenu digital sera plus attractif et véhiculera une image moderne de votre entreprise. L’affichage dynamique permet également de mettre en place un contenu interactif afin d’inciter vos visiteurs à interagir avec votre entreprise, entrer dans votre univers, découvrir votre culture, vos projets, etc. C’est aussi un moyen efficace pour réduire la perception d’attente, en éduquant vos visiteurs.

RENFORCER LA CULTURE DE L’ENTREPRISE

Pour être acceptée par vos collaborateurs, votre culture d’entreprise doit être comprise, commune et partagée. Ainsi, il sera plus facile de faire adhérer votre personnel à votre culture d’entreprise en utilisant des outils en adéquation avec leurs attentes, la rendant accessible par tous.

Grâce à des dispositifs digitaux, il est plus facile pour votre entreprise de véhiculer votre univers à travers un contenu innovant, pourquoi pas décalé, humoriste, émotionnel, interrogatif, etc. afin de partager vos valeurs, vos ambitions et fédérer autour de projets communs, dont le principal est le développement de votre structure. L’affichage dynamique vous offre la possibilité de diffuser un contenu créatif, adapté, améliorant le sentiment d’appartenance et l’affect envers votre entreprise.

Diversifier la communication

Les messages en communication interne sont nombreux. Informations obligatoires/réglementaires, informations sur la vie de l’entreprise (événements, CE, évolutions internes, etc.), communication sur la culture d’entreprise, les projets, les clients, les services proposés (restauration, conciergerie, cafétéria, etc.), relais publicitaire ou encore chaîne TV. Il peut être difficile de communiquer sur tous ces sujets avec l’affichage traditionnel.

L’affichage dynamique, quant à lui, offre de nombreuses opportunités et permet d’être créatif. Par exemple créer un rendez-vous hebdomadaire, réaliser des focus métier, point météo, diffuser des citations d’encouragement/de motivation, etc.

L’affichage dynamique vous permet d’alterner tout type de communication mais aussi d’adapter le message selon le lieu d’installation des écrans. L’accès à l’information est simple, intuitif et intégrer à la vie en entreprise.  

 

ORIENTER ET SIMPLIFIER LES DÉPLACEMENTS (PARFOIS COMPLEXES DANS LES GRANDES STRUCTURES)

L’affichage dynamique peut aussi être interactif à l’aide de dispositifs tactiles. Ils peuvent ainsi guider les visiteurs lors de leur arrivée dans vos locaux ou bien leur permettre de prévenir leur interlocuteur lorsque la réceptionniste est occupée. Il est également possible d’utiliser ces écrans pour accueillir les nouveaux collaborateurs en leur proposant d’accéder à une première présentation de l’entreprise par exemple.

Ces dispositifs peuvent aussi être utilisés pour :

  • Simplifier les déplacements des collaborateurs au sein de votre entreprise,
  • Trouver une salle de réunion en quelques clics,
  • Faire une réservation de salle,
  • Commander à distance un service auprès de la conciergerie,
  • Accéder au département recherché,
  • Localiser un interlocuteur,

Les possibilités d’affichage de contenu interactif sont vastes et permettent d’améliorer le parcours de vos visiteurs et le quotidien de vos collaborateurs.

HARMONISER LA COMMUNICATION

Pilotés à distance grâce à une interface de gestion, les écrans digitaux permettent d’uniformiser la communication sur l’ensemble de vos sites. Les personnes en charge de la communication et des contenus, souvent rattachées au siège, peuvent ainsi changer l’affichage des écrans à partir de leur bureau. La mise à jour se fait en temps réel sur l’ensemble des écrans sélectionnés.

Avec l’affichage dynamique, vous êtes sûrs que tous vos collaborateurs disposent de la même information et au même moment.

Des supports variés pour une communication attractive

Nous l’avons vu : l’affichage dynamique permet de diffuser divers formats, divers contenus et donc différents types de messages.

Les supports sont eux aussi variés : bornes tactiles, tablettes tactiles, écrans digitaux, etc. Il est important de choisir le bon dispositif selon le lieu et le type de communication que vous souhaitez mettre en place.

L’affichage dynamique est votre futur allié pour dynamiser votre communication interne, moderniser vos espaces, favoriser les échanges, créer des synergies ou encore promouvoir votre culture d’entreprise.

Il constitue une belle opportunité pour vous rapprocher de vos collaborateurs à travers une communication qui répond à leurs attentes. C’est un outil qui développera le sentiment d’appartenance de vos collaborateurs, leur implication dans votre entreprise, leur motivation et plus généralement leur bien-être au travail et l’affect pour l’entreprise pour laquelle ils travaillent.

L’affichage dynamique est donc source de productivité pour votre entreprise, via une communication interne efficace, adaptée et innovante. En effet, un employé engagé et impliqué est 43% plus productif. Alors à vos écrans !

Droit d’auteur et géants de l’Internet, quel rapport de force ?

A peine deux mois après l’adoption par le Parlement français de la loi transposant la directive sur le droit d’auteur, première du genre en Europe, Google vient d’annoncer qu’il ne rémunérerait pas les éditeurs de contenus. Après des débats houleux, les géants du numérique semblent bel et bien entamer un bras de fer pour ne pas mettre en œuvre la réglementation. Par Etienne Drouard et Anaïs Ligot.

La loi française reprend pour l’essentiel la Directive européenne sur le droit d’auteur et les droits voisins. Elle octroie aux agences et éditeurs de presse un droit de reproduction et de communication au public pendant deux ans à compter de la publication d’un article de presse. Ce droit est assorti des exceptions classiques en matière de droits voisins, déjà prévues dans le Code de la propriété intellectuelle français.

La Directive laissait aux États Membres le soin de fixer la part des revenus générés par ce nouveau droit au bénéfice des auteurs des œuvres journalistiques. La loi française renvoie cette épineuse question à des accords d’entreprise pour les journalistes professionnels et à des accords spécifiques pour les autres auteurs. Enfin, la loi permet aux agences et éditeurs de presse de confier la gestion de leurs droits à un ou plusieurs organismes de gestion collective, à l’image de l’actuelle Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique (« Sacem »).

Encore faudrait-il que l’ensemble des parties prenantes s’accordent entre elles sur la notion de rémunération « appropriée et équitable ».

Faebook et Google, savants lobbyistes, s’insurgent

Mieux rémunérer les éditeurs pour limiter la crise de la presse : en voilà une bonne idée ! Et quoi de plus logique, pour cela, que de demander aux géants d’Internet de compenser la désintermédiation qu’ils amplifient entre un producteur de contenus journalistiques et son lecteur ? Facebook et Google sont en effet les deux principaux « consommateurs » d’articles produits par les journalistes : titres et introductions sont systématiquement récupérés lors du partage d’un lien sur Facebook ou d’une recherche sur Gogle. Mais voilà : cette gratuité ne rémunère pas les producteurs de contenus, dont les revenus chutent, dans tous les pays du monde. D’où la réaction de l’Union européenne pour rééquilibrer la répartition des revenus.

Problème : si l’idée est simple, sa mise en application est complexe. En rajoutant à cela une touche de mauvaise foi de la part des géants de l’Internet, le sujet est devenu un véritable casse-tête. En témoigne la récente annonce de Google qui semble mettre fin à tous les espoirs de rémunération des éditeurs. Le moteur de recherche annonce qu’il se limitera à lettre de la loi et affichera uniquement le titre des articles avec les URL… afin de ne rémunérer personne. Si les éditeurs souhaitent voir des extraits de leurs articles ou des photos publiés, alors ils devront le préciser à Google qui obtempérera, sans pour autant les rémunérer. Ou comment prétexter d’un texte défavorable à Google pour affaiblir davantage les éditeurs que le texte devait protéger.

Les deux géants américains prétendent, par ailleurs, qu’ils ne disposent pas de solutions techniques pour reconnaître automatiquement et avec certitude qu’un article est ou non protégé par le droit d’auteur, notamment pour ceux produits par les « petits » médias. Un traitement manuel serait également impossible car trop chronophage. Les deux géants prennent donc les législateurs à leur propre piège en leur demandant de définir les modalités techniques permettant d’identifier les contenus protégés. Or, n’étant pas ingénieurs en intelligence artificielle, les parlementaires sont naturellement incapables d’expliquer à Google et Facebook comment s’y prendre. Ce n’est d’ailleurs pas leur rôle.

Paradoxe, quand tu nous tiens !

Face à la difficulté d’automatiser la vérification de la protection d’un contenu par le droit d’auteur, le législateur européen avait été contraint de rédiger une directive « de principe », sans modalités techniques. Le législateur français, comme son homologue européen, a renvoyé les débats techniques et pratiques à de futures négociations entre parties prenantes.

Or, l’élaboration d’un cadre à la fois flexible et flou était l’objectif recherché par toutes les parties prenantes. Les ardents défenseurs du droit d’auteur souhaitaient notamment que le texte comporte des prérogatives générales pour englober l’ensemble des cas de figure envisageables et ne s’interdise aucune assiette ni modalité de rémunération.
Pour Google et Facebook, un texte flexible et flou laisse la possibilité de s’arranger ultérieurement avec certaines difficultés, en apportant éventuellement leur propre interprétation du texte… Voilà qui est chose faite : au lieu de payer, ils ne diffuseront les contenus gratuitement que si l’éditeur le leur demande. Au lieu d’être rémunéré, l’éditeur devrait donc demander au géants de l’Internet de bien vouloir diffuser gratuitement ses contenus, ce qui est l’inverse du but recherché.

Pour les défenseurs des libertés sur Internet, opposés à la loi par crainte que celle-ci entraîne une limitation de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, le flou et la flexibilité de la loi sont considérés comme une nécessité pour éviter un cadre trop strict.

Finalement, il aura fallu attendre un entrefilet dans le Journal Officiel de l’Union européenne, pour apprendre que la Pologne a déposé le 24 mai 2019 un recours contre l’Article 17 de la Directive Droit d’auteur. Cet État Membre se fait l’instrument d’une contestation de principe des mesures de protection du droit d’auteur au motif que la propriété intellectuelle porterait atteinte à la liberté d’expression. Manifestement, les mauvais perdants du débat législatif appellent au secours le gouvernement des juges en invoquant les libertés et le droit à l’innovation. Négliger la force de cet argument, quels qu’en soient les initiateurs et leurs motivations, seraient une grave erreur.

 

Malgré les difficultés, un premier pas dans le bon sens

En somme, la réglementation ne fournit qu’une réponse partielle au problème initialement posé, à savoir la rémunération des médias par les géants d’Internet qui exploitent leurs contenus sans les payer.
Quelle que soit la forme définitive du droit voisin des éditeurs de presse, ce texte reste justifié et utile. Pour la première fois, l’Europe s’était exclamée : « Exigeons une rémunération des créateurs de contenus ! ». Cette rémunération s’annonçait imparfaite dans un premier temps, mais l’essentiel était de faire un premier pas qui en appelle d’autres.

Les débats vont se poursuivre sur ce sujet dans tous les pays de l’Union européenne, qui ont jusqu’au 7 juin 2021 pour transposer cette Directive. Ils permettront d’anticiper les points d’achoppement qui apparaissent dès maintenant. La France, quant à elle, joue le rôle de précurseur. Les modalités techniques et pratiques d’application du texte s’avèrent déterminantes et nous rappellent que le diable est toujours dans les détails quand il s’agit de retranscrire une norme dans les faits.

 

Par Etienne Drouard, avocat associé, et Anais Ligot, avocate, cabinet K&L Gates

Communication Digitale : Se Former En Permanence

Les responsables de la communication se sont toujours interrogés sur leurs pratiques et les nouveaux enjeux de leur métier. Le digital et les réseaux sociaux sont venus transformer le temps long des remises en questions en course de vitesse à l’innovation technologique. Faut-il acquérir ces nouvelles compétences ou peut-on encore improviser ?

C’est un paradoxe bien connu, il est souvent difficile de se former lorsqu’on est en poste, alors que l’entreprise est la première bénéficiaire de la remise à niveau volontaire de ses collaborateurs. Les responsables communication, toujours en veille sur les nouveautés, par réflexe professionnel, ont donc souvent appris à se former par leurs propres moyens. Leur métier consistant à accompagner l’évolution des organisations, c’est une exigence implicite envers eux-mêmes.

 

Il peut y avoir un sentiment d’isolement et surtout un besoin de confronter son auto-apprentissage aux réalités du marché. Quelles sont les compétences indispensables aujourd’hui ? Quelles sont les compétences clés qui vont permettre d’évoluer demain ? Comment structurer soi-même ces nouvelles compétences dans sa pratique professionnelle ? Etre un simple utilisateur des réseaux sociaux ne permet pas de revendiquer une compétence professionnelle en stratégie de communication digitale. S’il est simple de se servir de Facebook et Twitter, il est plus délicat d’en exploiter vraiment le potentiel. Les réseaux sociaux réinventent toute la communication de l’entreprise.

C’est le défi des nouveaux communicants : assimiler de nouvelles compétences et savoir se former en permanence.

L’Association Communication & Entreprise accompagne depuis toujours la communauté des communicants dans l’évolution de leur métier. Un écosystème expert qui permet d’anticiper les grandes mutations. Elle a publié une étude récente intitulée « Comment le digital a disrupté l’organisation de la communication » qui analyse la place du digital et comment son intégration vient rebattre les cartes des métiers et des compétences. Le digital a apporté à la communication une culture de la data, du résultat (les fameux KPI, key performance indicator) et a permis de quantifier des actions que l’on pensait jusque-là “immatérielles”. Les typologies de followers, les nombres de vues, le taux de rebond, le nombre d’UGC*, le taux d’engagement, les stratégies SEO** intègrent les nouveaux reporting des communicants. Le digital a professionnalisé et crédibilisé un métier pendant que certains l’interrogeaient encore avec un “A quoi ça sert la com’ ?”. Ils ont aujourd’hui des indicateurs pertinents qui guident la stratégie de l’entreprise. Attention toute fois à ne pas déshumaniser la communication au profit des seuls chiffres. Les chiffres rassurent mais un bon film ne se mesure pas au nombre d’entrées.

La vision d’une communication qui se technicise ne doit cependant pas faire oublier que derrière les claviers se trouvent des humains. Dans une communication de plus en plus conversationnelle, c’est bien la personnalité, l’empathie, la créativité du community manager qui fera la différence. Il aura également la maîtrise technique et l’expérience d’une pratique. La communication digitale, c’est un mélange de nombreux et nouveaux savoirs-faire.

L’appropriation de nouvelles technologies demande du temps. Il est important de le prendre, en cultivant une appétence constante mais aussi en se formant auprès de professionnels qui savent transmettre leurs pratiques. Eux seuls pourront vous donner des exemples concrets et des conseils précis issus de leurs nombreuses expériences.

N’oublions pas que communiquer c’est transmettre. Les communicants ont donc plus que jamais tout à gagner à apprendre de leurs pairs.

 

* UGC est le sigle ou raccourci pour « User Generated Content » ou contenu créé par les utilisateurs.

** SEO : Optimisation pour les moteurs de recherche (en anglais Search engine optimization : SEO)

L’éducation est un droit humain vital

L’éducation est un droit humain vital, qui joue un rôle crucial dans le développement humain, social, et économique d’un pays.

L’éducation est un droit humain

L’éducation est un droit humain

Malgré de grands progrès au cours des dernières années, des millions d’enfants se voient encore privés de leur droit à l’éducation. L’accès limité à l’éducation est un des moyens les plus avérés de transmission de la pauvreté d’une génération à l’autre. L’éducation est un droit humain vital, inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. Chaque fille et chaque garçon ont droit à une éducation de qualité, vectrice de meilleures chances dans la vie notamment en termes d’opportunités, de santé et de participation au processus politique.

L’investissement dans l’éducation génère d’importants avantages en termes de développement

L’investissement dans l’éducation génère d’importants avantages en termes de développement

L’éducation réduit la pauvreté, stimule la croissance économique et augmente le revenu. Elle multiplie les chances pour l’individu de mener une vie saine, réduit le taux de mortalité maternelle et lutte contre les maladies telles que le VIH et le SIDA. L’éducation peut favoriser l’égalité des sexes, réduire le nombre de mariages précoces et promouvoir la paix. En résumé, l’éducation est un des investissements les plus importants qu’un pays puisse faire dans son peuple et son avenir.

L’éducation est essentielle à la réussite de chacun des 17 objectifs mondiaux

L’éducation est essentielle à la réussite de chacun des 17 objectifs mondiaux

Officiellement adoptés lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2015, les Objectifs mondiaux pour le Développement durable posent le cadre du programme de développement pour 2016 – 2030. L’Objectif mondial 4 sur l’éducation vise à « garantir à tous une éducation de qualité inclusive et équitable et à promouvoir des opportunités d’apprentissage tout au long de la vie. »

L’éducation est essentielle en période de conflit

L’éducation est essentielle en période de conflit

En période de conflit et de crise, les enfants sont déscolarisés de force, ce qui contribue à des taux de décrochage scolaire plus élevés et des taux d’achèvement plus faibles. Une forte focalisation sur l’éducation dans ces pays est essentielle, car l’éducation favorise la stabilité, la bonne gouvernance et la paix. Elle peut également constituer un véritable signal de retour à la normale pour les enfants.

Une éducation de mauvaise qualité équivaut presque à une absence d’éducation

Une éducation de mauvaise qualité équivaut presque à une absence d’éducation

Partout dans le monde, de grandes avancées ont eu lieu en termes de scolarisation. Il ne suffit cependant pas de scolariser les enfants, il faut également veiller à ce qu’ils apprennent à lire, à compter et acquièrent les compétences pratiques nécessaires à la vie. Une attention particulière doit être portée sur les groupes les plus vulnérables et marginalisés (notamment les enfants vivant dans des états fragiles et touchés par un conflit, les enfants handicapés et les filles), qui sont les plus susceptibles d’être affectés par le manque d’enseignants correctement formés, de matériels pédagogiques adéquats et d’infrastructures éducatives appropriées.

De bons enseignants sont essentiels pour une éducation de qualité

De bons enseignants sont essentiels pour une éducation de qualité

De bons enseignants sont essentiels pour résoudre la crise mondiale de l’apprentissage et réduire l’écart entre éducation médiocre et de bonne qualité. Il est donc vital que tous les enfants aient des enseignants correctement formés, motivés, capables d’identifier les élèves faibles et soutenus par des systèmes éducatifs bien gérés.

La réalisation de l’Objectif mondial d'éducation à l'horizon 2030 coûte 1,25 dollars par jour et par enfant dans les pays en développement

La réalisation de l’Objectif mondial d’éducation à l’horizon 2030 coûte 1,25 dollars par jour et par enfant dans les pays en développement

En moyenne, un cycle complet de 13 ans d’enseignement, préscolaire et secondaire compris, représente un coût de 1,25 dollars par jour et par enfant dans les pays en développement (pays à faibles revenus ou de la tranche inférieure des pays à revenus intermédiaires). La plus grande part de ce coût, soit 88 %, est prise en charge par les pays en développement eux-mêmes. Le déficit de financement à charge de l’aide internationale n’est en moyenne que de 15 cents par jour et par enfant.

L’éducation des filles a un effet multiplicateur

L’éducation des filles a un effet multiplicateur

Généralement, les filles et les femmes éduquées sont en meilleure santé, ont moins d’enfants et un revenu plus conséquent. Elles sont en mesure de mieux prendre soin d’elles-mêmes et de leurs futurs enfants. Ces bienfaits se transmettent également de génération en génération et entre les communautés élargies, ce qui fait de l’éducation des filles un des meilleurs investissements possibles pour un pays.

Les enfants handicapés sont souvent exclus des systèmes éducatifs

Les enfants handicapés sont souvent exclus des systèmes éducatifs

Dans de nombreux pays, la discrimination, les comportements sociaux, la pauvreté, le manque de volonté politique et la qualité médiocre des ressources humaines et matérielles contribuent ensemble à exclure davantage les enfants handicapés de l’éducation. Il est essentiel que les sociétés adaptent leur système éducatif afin de veiller à ce que ces enfants puissent bénéficier de leur droit humain élémentaire sans aucune forme de discrimination.

L’éducation préscolaire est vitale pour réussir tout au long de la vie

L’éducation préscolaire est vitale pour réussir tout au long de la vie

Investir dans une éducation préscolaire de qualité produit les meilleurs bienfaits chez les individus, ainsi qu’au sein des sociétés et des pays. Les enfants ayant accès à des programmes préscolaires de qualité réussissent mieux à l’école primaire et obtiennent par la suite de meilleurs résultats scolaires. Il est vital pour les pays à faible revenu d’investir dans des programmes préscolaires abordables.

Les enjeux de l’édition numérique

Qu’est-ce que l’édition numérique ?

Entre l’invention de la presse de Gutenberg au XVe siècle et les années 1980, les choses n’avaient pas beaucoup évolué dans le domaine de l’édition. Jusqu’à cette période, l’édition était par définition l’action de déposer de l’encre sur du papier. En 1985, les premiers changements avaient commencé à apparaître.

Ces 20 dernières années, l’explosion de la technologie numérique a fondamentalement bouleversé la façon dont nous interagissons avec l’information. Une nouvelle forme d’édition a émergé en raison du développement des capacités numériques des éditeurs et des producteurs de médias pour répondre à cette demande.

L’édition numérique est la dissémination d’informations via des canaux numériques. Ces informations peuvent être des mots, des images, des vidéos, de l’audio, etc., et les canaux numériques sont divers et variés.

 

Pourquoi l’édition numérique est-elle importante ?

Cette question est peut-être rhétorique, mais depuis l’arrivée massive des appareils (notamment mobiles) numériques, l’édition numérique est devenue la première forme d’édition. Ce changement de paradigme a marqué le début d’une ère nouvelle pour toutes les organisations.

Dans l’environnement moderne, la capacité d’une organisation à fournir du contenu numérique constitue le fondement de la construction d’un avantage concurrentiel, avantage reposant sur deux composantes. La première est le contenu en lui-même : la qualité rédactionnelle, l’exactitude, le caractère unique, le caractère opportun, la pertinence, etc. La deuxième est l’expérience utilisateur.

Les expériences utilisateur modernes sont véritablement multicanales. Elles tirent parti des fonctionnalités des appareils, proposent une navigation native intuitive et s’adaptent à tous les écrans. Pour relever ce défi, le secteur de l’édition numérique a évolué afin de prendre en charge diverses applications natives, ainsi que des technologies modernes telles qu’HTML5 pour proposer une navigation mobile et sur ordinateur au consommateur indécis vis-à-vis des canaux.

Pour les éditeurs et les organismes de presse

Afin de répondre aux exigences des consommateurs de contenu modernes, les éditeurs et les organismes de presse ont dû s’adapter de manière radicale. Que le contenu concerne des actualités, des magazines périodiques ou des livres plus classiques, les appareils mobiles ont considérablement modifié les habitudes des consommateurs.

Bien entendu, cela entraîne une myriade de possibilités, mais également de véritables défis. Les producteurs de médias modernes doivent être en mesure de diffuser leur contenu sur toutes les plateformes, mais plus important encore, ils doivent aussi offrir des expériences d’une grande qualité. Les consommateurs ne tolèrent pas les images de mauvaise qualité ou les pages mal conçues, et il est bien trop facile pour eux d’aller chez les concurrents.

Pour les marques

Pour les marques, l’édition numérique a marqué le début d’une nouvelle ère du marketing de contenu. Le marketing de contenu existait certes bien avant l’avènement du numérique (le fabricant de pneus Michelin propose des guides depuis plus d’un siècle), mais ce dernier a créé une situation de concurrence équitable. Les entreprises de toute taille et de tout type peuvent désormais produire du contenu de qualité et concurrencer les multinationales.

Grâce à un accès illimité au contenu numérique, les consommateurs effectuent leurs propres recherches, souvent sans contacter les entreprises. Le contenu est donc devenu un enjeu de taille en matière d’accessibilité, de génération de la demande et de continuité de l’expérience client.

Pour les organisations de manière générale

La liste des possibilités en matière d’édition numérique est bien entendu trop longue pour être énumérée dans ce petit guide, mais la technologie peut être appliquée à la formation, aux communications business-to-employee (B2E), aux relations avec les investisseurs, et bien plus encore.

Digitalisation des Métiers de La Communication, du Marketing et des Ventes, effet de mode ou changement de paradigme profond ?

On observe depuis quelques années une profonde mutation dans la manière d’appréhender les techniques de vente et de communication. Lié au large phénomène de digitalisation des outils et des process, l’univers de l’innovation teste et utilise des nouvelles méthodes pour impacter au plus près les cibles et les utilisateurs.

Une modification des métiers et des rôles s’opère alors dans les organisations traditionnelles pour voir émerger des tendances hybrides, qui viennent faire converger plusieurs compétences.

Avec la transformation digitale vient la démultiplication des outils et techniques de communication : bienvenue dans l’ère de la convergence des forces marketing et ventes.

 

Alignement des forces marketing et ventes, vers la fin des silos
Alignement des forces marketing et ventes, vers la fin des silos

Savoir observer les tendances

Cette tendance à l’hyper digitalisation des outils et des moyens pour communiquer et vendre peut parfois dépasser. A peine une structure aura-t-elle migré sur un nouveau logiciel ou à peine un recrutement aura-t-il été fait sur une création de poste que les techniques et les outils auront déjà changé.

Par exemple, chez les ados, Facebook est considéré comme has been, avez-vous déjà pensé votre stratégie sur Snapchat, ou encore Tik Tok? Par ailleurs, votre service client est-il réactif sur Twitter, Messenger ou Whatsapp et est-il chapeauté par un Customer Success Manager?

Sans aller trop loin en défiant les stratégies traditionnelles et sans tomber dans le piège de la course aux dernières tendances, il ne s’agit pas de calquer systématiquement les nouvelles modes, mais d’observer, de tester et d’appliquer celles qui s’adaptent au mieux à son organisation.

 

 

S’inspirer des techniques utilisées par les start-up

Les start-up, en tant que championnes de l’innovation, installent de nouvelles règles et de nouveaux concepts liés à l’hyper digitalisation des métiers, en cherchant à répondre au mieux aux attentes des consommateurs et dans un souci d’ultra productivité et d’efficacité à court terme. (Rappelons-le, une start-up ne séduit pas par ces campagnes de communications coûteuse, elle n’a pas d’argent.) Elle utilise d’une part des outils digitaux qui lui permettent d’automatiser et digitaliser un maximum de tâches : Slack pour la communication d’équipe, Hubspot, Agile CRM pour la gestion de la relation client et le marketing automation, Canva pour les design… pour ne citer que quelques exemples !

Par ailleurs, la jeune pousse doit également véhiculer un message porteur de sens, raconter une histoire, faire parler son dirigeant pour qu’il inspire, et ainsi attirer de nouveaux clients, de nouveaux salariés ou de nouveaux partenaires. On nomme alors ces méthodes storytelling, pitch, programmes d’employés ambassadeurs, leader advocacy,social selling, inbound & outbound marketing…

Toutes pratiques font se croiser diverses compétences, d’où la difficulté de mise en place dans une organisation en silos.

 

 

Transformation digitale des métiers : être accompagné et se former

C’est grâce à une immersion dans cet univers d’innovation collaborative et de management transversal que les consultants trouvent une source d’inspiration inépuisable, soit parce qu’ils utilisent et maîtrisent ces techniques pour se développer, soit parce qu’ils conseillent aux porteurs de projet innovant et digital de les utiliser pour mieux performer. Il est maintenant important de communiquer sur ces pratiques, de faire connaître des tendances, des experts, des nouvelles méthodologies, pour tous ceux souhaitent entamer une démarche de transformation digitale des métiers et qui ne sont pas forcément proches de l’écosystème de l’innovation.

Car digitaliser un service marketing ou communication passera nécessairement par la formation aux nouveaux outils digitaux, à leur utilisation mais également par l’évangélisation de ces nouvelles techniques qui ne sont pas forcément pratiquées dans les organisations.

L’École change avec le numérique

La révolution numérique est une chance pour l’École car les nouveaux outils offrent un potentiel de renouveau pédagogique important, pouvant améliorer l’efficacité et l’équité du système éducatif. Elle est aussi un défi lié au développement rapide des usages du numérique : dans un monde où l’outil informatique et les réseaux sociaux occupent une place centrale, il est essentiel que l’école donne aux élèves les savoirs correspondants, qu’elle les prépare à la citoyenneté numérique et à l’emploi de demain.

L’évolution du marché du livre numérique : l’exemple de l’Occitanie

L’association Livre et lecture a publié début mars une étude intitulée Le Livre en Occitanie dans laquelle elle présente les chiffres-clés 2019 du marché du livre dans la région. C’est la seconde fois que l’association réalise un état des lieux complet du secteur (précédente édition en 2016).

« De la parité des auteurs au chiffre d’affaires des maisons d’édition, de l’emploi en librairie à la provenance des fonds patrimoniaux en bibliothèque, les chiffres-clés du livre dressent le portrait du secteur en région. Ils permettent de produire une cartographie et des statistiques à l’échelle de la région et ainsi de mesurer les mutations depuis 2016 comme de constater l’impact des projets et politiques publiques menés en faveur du livre », explique l’association.

Le livre numérique augmente mais…

Ce n’est pas le raz-de-marée que l’on prévoyait il y a quelques années. En Occitanie, il y a une très forte augmentation de l’offre en livre numérique mais elle concerne un tiers des éditeurs de la région.

Cette offre est passée à 4 775 titres, ce qui représente une augmentation de 46 % par rapport à 2016. Mais ce sont 10 % des acteurs qui disposent de 90 % de l’offre. Cette forte disparité d’offre correspond également à une disparité de moyens, explique l’association.

Enfin cette offre est supérieure à la moyenne française. Pour la région Occitanie, l’offre globale en livre numérique représente 16 % des titres proposés alors que ce marché représente 8,6 % du CA dans les ventes de livre en France (SNE, enquête de branche, échantillon 2016).

Le livre papier a encore largement la faveur du public. Selon le Centre National du Livre (CNL), le livre numérique est en croissance, mais reste marginal.

Dans son dernier rapport, « Regards sur les marchés de la communication graphique », l’Idep apportait plusieurs explications à ce manque d’engouement pour le livre numérique : le prix (un livre numérique coûte parfois plus cher qu’un livre de poche), les caractéristiques physiques du livre comme facteurs d’attachement (poids, odeur, etc.), et le manque de valeur ajoutée (édition numérique souvent semblable à la version papier).

Print VS Digital : Qui Va Gagner La Bataille De La Communication ?

La course effrénée des entreprises vers la communication sur support digital est un fait. Mais est-elle réellement l’unique menace qui pèse sur le print traditionnel ? Est-ce que l’impression sur papier a réellement dit son dernier mot ? Pour répondre à toutes ces questions, voici un zoom sur chaque support.

L’omniprésence de la communication digitale

 

Les avantages qu’apporte l’omniprésence des publicités digitales dans notre quotidien sont indéniables. Les annonceurs apprécient ce support parce qu’il permet d’atteindre des milliards de consommateurs à travers le monde.

Désormais, les entreprises ont compris l’intérêt de posséder un site web, une application et des comptes sociaux. Avec le support digital, l’offre arrive directement dans les mains du client à travers son smartphone ou sa tablette ou son PC portable.

Les sites internet et les applications sont dotés de fonctionnalités permettant le targeting personnalisé (cookies). Les publicités sont donc proposées en fonction du centre d’intérêt, des goûts, du profil et des comportements d’achat de l’internaute.

Grâce aux outils de mesure intégrés, on peut connaître en temps réel, le nombre de visiteurs, le nombre de clics, le nombre de ventes, le taux de conversion. La rentabilité et l’efficacité de la campagne promotionnelle sont rapidement calculées permettant une modification du plan marketing si besoin.

La forme interactive de la publicité digitale est un réel avantage. Les vidéos ont plus de succès que les messages publicitaires. En effet, chaque jour, un milliard d’heures de vidéo sont visionnées sur YouTube.

La parade de l’industrie du print traditionnel

Face à la dure concurrence du digital, le print est obligé de se réinventer sans cesse ! Utilisées depuis les années 1860, les réclames publicitaires sur papier ont eu la belle vie durant 1 siècle. Bien que de nombreux observateurs aient prédit sa fin dès le début du XXIème siècle, le print publicitaire est encore aujourd’hui bien présent dans notre quotidien sous forme de flyers, de prospectus, de brochures ou de packaging.

Difficile en effet de se passer des prospectus ou des plaquettes sur les stands des foires et des salons internationaux. Ces flyers encore très présents sur les comptoirs peuvent être distribués et emportés chez soi, ce qui n’est pas le cas des tablettes ou écrans digitaux que l’on doit laisser sur place. La publicité sur papier permet également une lecture approfondie et une meilleure mémorisation du message.

Les entreprises de print s’adaptent aux nouvelles technologies et les utilisent à leur avantage. Des imprimeurs en ligne comme LeMagasinduPrint proposent à ses clients de commander à distance la conception, la production et la livraison de leurs imprimés. Elles proposent également des formats plus adaptés ainsi qu’une importante gamme de papiers et de couleurs modernes, plus résistants et plus écologiques. L’autre avantage est que le print traditionnel peut être numérisé et sauvegardé sur divers supports modernes (clé USB, cloud, etc…).

Print VS digital : un faux débat

Le digital comme le print ont tendance à envahir nos vies. L’impression traditionnelle est pointée du doigt à cause de sa consommation importante de papier, de son empreinte écologique et carbone. Mais la publicité digitale aussi connaît des détracteurs. Elle sollicite parfois aussi des publics moins réceptifs qui finissent par installer un Adblock (une extension qui bloque toutes les publicités diffusées par un site web ou une application).

Quant à savoir qui offre le meilleur ciblage ? Tout dépend de votre activité et de la clientèle cible. Un commerce de proximité qui veut sensibiliser les clients se situant dans sa zone de chalandise privilégiera les flyers et les affichages publicitaires permanents. Une entreprise commerciale qui propose un produit ou un service adapté à des marchés étrangers ou dont les produits/services sont plutôt destinés à un public jeune optera pour des publicités digitales.

En fait, les entreprises gagnent plus à adopter une stratégie multi-canal en combinant le papier et le digital,mais aussi les médias ou la presse pour communiquer. En multipliant les supports et en investissant un minima dans chacun d’eux, une entreprise peut rapidement rentabiliser ses investissements. Associer les deux supports offre un sérieux avantage puisqu’ on peut désormais partager un print numérisé sur diverses plateformes comme FacebookTwitter ou Instagram pour relayer l’évènement ou la campagne promotionnelle.